September 12, 2026

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Civils congolais face à des violations des droits humains persistantes

La 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies s’est ouverte lundi à Genève, en Suisse. Cette rencontre offre à l’ONU l’occasion d’évaluer la situation des droits humains à travers le monde.

En République démocratique du Congo, les atteintes aux droits de l’homme se multiplient, particulièrement dans l’est du pays, où les civils subissent des violations répétées, notamment des frappes de drones. À l’ouest, des organisations de défense des droits humains signalent des arrestations arbitraires et des détentions dans des lieux non officiels.

Des violations documentées mais une impunité persistante

Les défenseurs des droits humains considèrent la situation en RDC comme extrêmement préoccupante, tant dans l’est, partiellement sous le contrôle de l’AFC/M23, que dans l’ouest, dirigé par les autorités congolaises.

« Les Nations unies continuent de documenter ces violations, tout comme les organisations internationales et locales. Dans les zones administrées par le gouvernement, des personnes sont détenues dans des prisons officielles ou des cachots clandestins sans que l’on connaisse les motifs de leur détention. Les responsables de ces atteintes sont rarement poursuivis », explique Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO). L’organisation dénonce régulièrement l’impunité.

La CNDH appelle à des sanctions contre l’AFC/M23

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) estime que les violations les plus graves sont le fait de l’AFC/M23. Elle rappelle avoir lancé un appel à la communauté internationale pour que des sanctions soient prises à l’encontre des rebelles.

« Nous déplorons les violations extrêmes des droits de l’homme et les atteintes au droit à la vie dans les zones occupées par le M23. Ces actes touchent au cœur même des droits fondamentaux. Sur l’ensemble du territoire, nous démontrerons à Genève qu’il s’agit aussi de violations, mais qui relèvent d’une catégorie plus traditionnelle nécessitant des conditions, notamment une économie solide », insiste Paul Nsapu, président de la CNDH.

Au-delà des discussions à Genève, les défenseurs des droits humains en RDC exigent des actions concrètes. Pour eux, l’enjeu principal reste la justice : documenter les violations, identifier les auteurs et mettre un terme à l’impunité.