September 14, 2026

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Mali : plus de 50 soldats et cinq mercenaires russes tués dans une attaque djihadiste à Dioura

Une attaque djihadiste d’une violence inouïe a frappé le camp militaire de Dioura, dans le centre du Mali, le jeudi 10 septembre. Selon les autorités locales, entre 50 et 80 militaires maliens et membres d’Africa Corps (ex-Wagner) ont perdu la vie. Lundi 14 septembre, les mêmes sources ont annoncé le lancement d’« opérations aéroterrestres contre les assaillants ».

Publié le 14 septembre 2026
La rédaction

L’attaque djihadiste qui a visé le camp militaire de Dioura, dans le centre du Mali, le jeudi 10 septembre, restera comme l’une des plus sanglantes qu’ait connues l’armée malienne en quinze années de conflit. Le bilan est lourd : au moins cinquante militaires maliens et cinq paramilitaires russes appartenant à Africa Corps, l’ex-groupe Wagner, ont été tués.

L’assaut a été revendiqué dès jeudi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Plusieurs dizaines de soldats maliens auraient également été capturés, selon des sources sécuritaires et locales contactées lundi.

« Le bilan est élevé », a confirmé un officier présent sur les lieux. Une source sécuritaire à Mopti évoque « plus de 60 soldats tués dans l’attaque, en plus d’une soixantaine d’autres prisonniers ». Un élu local parle, lui, d’« au moins 80 militaires tués et de nombreux prisonniers ».

Des opérations aéroterrestres engagées contre les assaillants

« Les djihadistes ont attaqué le camp de Dioura et sont revenus le lendemain (…) l’armée n’a pas envoyé de renforts sur place », a ajouté cette source. Dans un communiqué publié dimanche, l’armée malienne a annoncé des « opérations aéroterrestres engagées contre les assaillants », faisant état de la « neutralisation », au sud-ouest de la ville, de « plusieurs éléments terroristes à motocyclette qui tentaient de se dissimuler sous un couvert végétal ».

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Depuis 2012, le Mali est en proie à une crise sécuritaire profonde, alimentée par les violences de groupes djihadistes, de leurs alliés indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et de groupes criminels communautaires.

Le pays sahélien, dirigé par une junte, s’est rapproché de la Russie, dont les paramilitaires d’Africa Corps l’aident dans sa lutte antidjihadiste. La situation sécuritaire s’est encore dégradée depuis fin avril 2026. Les djihadistes du JNIM, alliés à la rébellion du FLA, avaient alors lancé une série d’attaques coordonnées contre des positions stratégiques de la junte et de l’armée dans plusieurs villes, y compris aux abords de Bamako, la capitale.

Ces attaques ont notamment coûté la vie au ministre de la Défense. Le 18 juillet dernier, au moins 50 autres militaires avaient déjà été tués au Mali. La coalition d’indépendantistes touaregs et de djihadistes avait alors tendu une embuscade contre un convoi de l’armée qui quittait la ville stratégique d’Anéfis, dans le nord du pays, pour se rendre dans la grande ville de Gao.

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