Plante sacrée au cœur des rites traditionnels gabonais, l'iboga s'apprête à vivre une véritable révolution industrielle. Alors que la crise des opiacés secoue les États-Unis, cet arbuste endémique suscite un regain d’intérêt international inédit pour ses propriétés thérapeutiques contre les addictions.
Face à cette convoitise globale, Libreville a décidé de reprendre le contrôle de sa ressource, comme le rapporte un reportage exclusif.
Pendant longtemps, l'iboga a fait l'objet d'une exploitation sauvage par des acteurs étrangers, privant le Gabon des retombées économiques de son propre patrimoine. Sur le terrain, la résistance s’organise.
Pour Ulysse Bekale, aménagiste local interrogé par un reportage exclusif, l'urgence est à la réappropriation : « C'est notre patrimoine, nous devons le protéger », plaide-t-il, tout en appelant de ses vœux la création d’un véritable « médicament national » pour court-circuiter le marché noir.
De la forêt au laboratoire : le défi de la transformation
La clé du succès réside dans la valorisation locale. Certains pionniers, à l’instar du docteur Yoan Mboussou, ont déjà franchi le pas en concevant des produits dérivés comme des gélules, des liqueurs ou des chocolats thérapeutiques.
Pour s’arrimer aux normes internationales, le pays doit se doter d’un plateau technique performant capable d’extraire les principes actifs en toute sécurité.
Un nouveau cadre légal pour une diplomatie verte
Conscient de ces enjeux, le gouvernement gabonais a récemment durci sa législation.
La pression s’accentue également outre-Atlantique, où l’administration américaine pousse pour accélérer la recherche sur l’iboga face aux syndromes post-traumatiques.
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