Cameroun : prendre des mesures incitatives pour booster les inscriptions sur les listes électorales
Dans son éditorial politique du 31 août 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiemeni Siantou (90.5 FM […]
Dans son éditorial politique du 31 août 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiemeni Siantou (90.5 FM à Yaoundé et Bafang), Eric Boniface Tchouakeu surfe de l’inscription sur les listes électorales.
Le 31 août, doit prendre fin les opérations de révision annuelle des listes électorales démarrées le 02 janvier, pour le compte de l’année 2026, conformément au code électoral.
Ces opérations comprennent notamment l’inscription de nouveaux électeurs ayant par exemple atteint la majorité électorale fixée à 20 ans, ainsi que ceux qui ne sont jamais fait enrôler.
A l’observation, les citoyens en âge de voter, ne se sont pas bousculés pour s’inscrire sur les listes électorales, en dépit des campagnes de sensibilisations menées à leur endroit par des multiples acteurs du processus électoral, comparativement à ce qu’on a pu voir l’année dernière et même avant, avec l’approche de la présidentielle, l’élection la plus importante au Cameroun.
On aurait à priori pu s’attendre à la poursuite du même l’engouement pour les inscriptions sur les listes électorales, dans la perspective des scrutins législatif et municipal, initialement attendus au premier trimestre 2025, mais reportés à deux reprises, et qui doivent maintenant en théorie être organisés en février 2027.
Et ce d’autant plus que c’était en principe la dernière opportunité offerte aux non-inscrits sur les listes électorales, avant les législatives et les municipales si jamais elles se tiennent à la nouvelle échéance prévue, à la lecture du code électoral.
Mais les tensions post-électorales consécutives à la dernière présidentielle, du fait de la contestation des résultats officiels, qui ont notamment entraîné, entre une vingtaine et une quarantaine de morts, selon des sources, ont probablement découragé de potentiels nouveaux électeurs.
Même si plusieurs millions de citoyens en âge de voter sont déjà inscrits sur les listes électorales, il en manque beaucoup d’autres selon certains analystes et experts des questions électorales, qui pensent notamment que le taux d’inscription à ne pas confondre avec le taux d’abstention ou de participation à une élection, peut encore être amélioré significativement.
Les différents acteurs du processus électoral, au rang desquels l’organe électoral, Elections Cameroon (Elecam), et les partis politiques, en sont conscients. C’est pourquoi ils s’investissent sur le terrain pour inciter les populations en âge de voter qui ne l’ont pas encore fait, à s’inscrire sur les listes électorales.
On pourrait leur faciliter la tâche en adoptant des mesures susceptibles de pousser les citoyens à se faire enrôler sur les listes électorales dans le respect de leurs libertés.
On peut par exemple offrir certaines facilités sociales aux personnes inscrites sur les listes électorales, sans aucune charge financière pour l’Etat, en termes notamment de délivrances de certains documents administratifs ou d’accès à des emplois publics. En tout cas, plusieurs options existent s’il y a la volonté politique.
Soyez le premier à commenter cet article
Commentaires